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La salle de concert
Master class international
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Récital
Isabelle Sabrié et Daniel
Propper
Programme
| Première
Partie |
Seconde
Partie
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A. SANTANA:
4 Mélodies
Minha Terra
Canto selvagem
Shéhérazade
L'irrémédiable
M. De FALLA
: Danse du Meunier
F. MOMPOU : Secreto
M. De FALLA : Danse rituelle du feu
A. SANTANA
: Cena da Loucoura
(Scène de la Folie)
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G. VERDI :
" E'strano....sempre libera... "
(Air de Violetta, La Traviata)
V. BELLINI
: " Casta Diva " (Air de Norma, Norma)
F. CHOPIN :
Nocturne et ut mineur
G. DONIZETTI
: "Ardon gl'incensi... "
(scène de la folie de Lucia, Lucia di Lammermoor)
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Notes
sur le programme
A. SANTANA : Minha
Terra, Canto selvagem, Shéhérazade, L'irrémédiable,
Cena da Loucoura
Brésilien,
Antonio Santana a fait ses études à São Paulo où
il obtient, à 17 ans, un Prix de piano, d'analyse musicale et d'
histoire de la musique, puis des Prix d'Ecriture. Il étudie ensuite
avec Alfredo Cerquinho, et donne de nombreux récitals au Brésil.
Il est remarqué par la pianiste Anna Stella Schic, grande interprète
de Villa Lobos, qui le fait venir en France où il joue et réside
depuis plus de 17 ans partageant son temps entre l'enseignement et la
composition.
Improvisateur de grand talent et pianiste soliste de haut niveau, A. Santana
possède un véritable " génie mélodique
", riche d'un tissu sonore et rythmique métissé. Dans
le mouvement de composition " new-tonalist ", Antonio Santana
a choisi de privilégier le rapport entre l'émotion et la
mélodie.
Parmi ses compositions, son oratorio Un Chant pour la Planète,
pour 2 solistes, 300 choristes et orchestre (1995), sa cantate Evolution
créée pour la commémoration de l'ouverture de la
Grande Galerie de l'Evolution du Museum D'Histoire Naturelle (1999) et.
Aux Portes du Désert, rhapsodie pour deux sopranos et orchestre
à cordes, et inspiré par l'oasis marocaine Ouarzazate.
Inspirés de
Verlaine et Baudelaire Il pleure dans mon Cur et A une Dame Créole
ont été créées par la soprano française
Isabelle Sabrié, en 1997. Antonio Santana débute alors une
longue collaboration avec cette artiste, à qui il dédiera
par la suite quelques uns de ses mélodies et airs de concerts.
Sa rencontre en 2000 avec le jeune suédois Daniel Propper sera
également l'occasion d'un travail privilégié d'interprétation.
Minha Terra et Canto Selvagem (1997), chantent le Brésil et l'Amazonie.
Shéhérazade est inspiré d'un extrait des Mille et
une Nuits) et L'Irrémédiable d'un poème de Baudelaire
La Cena da Loucura (Scène de la Folie), qui constitue la première
composition théâtrale de A. Santana, foisonne d'acrobaties
vocales (jusqu'au contre-mi naturel). L'enregistrement de la Scène
de la Folie par Isabelle Sabrié et Daniel Propper inspirera le
peintre Antoine Benoît dans les années 2000-2001.
M. DE FALLA (1876-1946)
: " Danse du Meunier " et " Danse rituelle du feu "
S'étant installé
à Paris en 1907, Falla entra en rapport avec les musiciens espagnols
qui y résidaient déjà (dont Albeniz et le pianiste
R. Viñez) et avec quelques-uns des maîtres français
les plus renommés (Debussy, Ravel, Dukas). Sa recherche savante
et raffinée d'effets instrumentaux à partir de motifs d'inspiration
populaire et sur des rythmes typiquement ibériques, atteint des
résultats impressionnants dans les deux ballets El Amor brujo ("
l'Amour sorcier ", 1915) et El Sombrero de tres picos (" Le
Tricorne ", 1915) auxquels Falla doit en grand partie sa renommée
internationale. Ces musiques inquiétantes, insinuantes et parfois
explosives, correspondent à des tourbillons dansés, caractéristiques
de la musique espagnole la plus authentique.
H. VILLA-LOBOS:
" Bachianas brasileiras "
Heitor Villa-Lobos
(Rio de Janeiro 1887-1959) est le plus grand compositeur brésilien.
Né d'une mère brésilienne, il reçut de son
père les premières notions musicales. A partir de 1923,
il résida surtout en Europe (Paris, Londres, Vienne et Berlin)
; de retour au Brésil en 1930, il fonda le Conservatoire de chant
Orfeônico et, en 1946 l'Académie de musique, qu'il présida
jusqu'à sa mort.
Auteur d'une exceptionnelle fécondité (presque 1300 compositions),
il refusa toute sa vie l'éducation musicale académique.
Ses longs voyages en Amazonie, puis ses contacts avec le chant populaire
le plus typiquement brésilien déterminèrent son goût
pour une musique savante imprégnée de tradition locale.
Les 9 " Bachianas brasileiras " sont inspirées, comme
l'indique le titre, par la musique de Bach : le compositeur brésilien
recherche une fusion idéale entre le langage universel de Bach
et les mélodies populaires.
G. VERDI (1813-1901) : " E' strano
sempre libera !
" (La Traviata)
Troisième
opéra de la célèbre trilogie (avec Il Trovatore et
Rigoletto), c'est peut-être la partition musicale la plus dense
d'intériorité psychologique de tout le théâtre
lyrique romantique : les figures féminines de Verdi précédemment
définies trouvent en Violetta leur meilleure synthèse.
L'idée de mettre en musique une pièce aussi controversée
que La Dame aux camélias d'A.Dumas fils était, pour l'époque,
audacieuse : la protagoniste, Marguerite Gautier, a réellement
existé, bien que son nom ait été changé prudemment
en Violetta Valery. Le thème de la phtisie, maladie romantique
à la mode, dont Violetta est atteinte, inspire à Verdi ses
plus belles et pathétiques pages musicales.
Dans son grand air
de bravoure du 1er Acte (" E'strano
sempre libera ! "),
Violetta, restée seule, après le départ de ses invités,
se rend compte que, pour la première fois, elle est réellement
amoureuse.
V. BELLINI (1801-1835)
: " Casta diva " (Norma)
Avec Norma, Bellini
atteint le sommet de son lyrisme vocal, affirmant en même temps
une force dramatique qui se révèle à la fois dans
la majestueuse et incisive clarté des récitatifs et dans
la solennité, tantôt hiératique et tantôt rythmiquement
violente, de la masse du chur qui, comme une grande fresque, sert
de toile de fond à la tragédie. Le modèle de Norma
exercera une grande influence sur les opéras qui viendront par
la suite, à commencer par ceux de Verdi. Wagner, qui n'était
certes pas tendre à l'égard des formes de l'opéra
traditionnel, nourrissait une admiration sans bornes pour cette uvre
de Bellini, dont il dirigea lui-même l'exécution à
Riga, en 1837.
Dans la forêt
sacrée près du temple d'Irminsul, les Druides se réunissent
pour célébrer un rite avant de partir pour exterminer les
envahisseurs romains. Le rite, qui se déroule au clair de lune,
débute par l'air fameux " Casta diva " chanté
par la prêtresse Norma laquelle, en tant qu'interprète de
la volonté divine ( et maîtresse du romain Pollione) déclarant
que le moment n'est pas encore venu, arrive à les calmer.
F. CHOPIN (1810-1849) : " Nocturne en ut mineur "
Le " nocturne
" [en allemand, " Nachtmusik "] était au XVIIIème
siècle une uvre exécutée par un nombre restreint
d'instruments et en plusieurs mouvements. Proche de la sérénade,
il était destiné aux fêtes et aux divertissements
nocturnes, joués souvent en plein air (tels ceux de Haydn et Mozart).
A l'époque romantique, le mot désigna une courte composition
de caractère mélodique, intimiste et mélancolique.
Les Nocturnes de Chopin sont des effusions lyriques, des rêves,
des " harmonies poétiques et religieuses ", comme Liszt
aurait pu les définir. Leur modèle fut peut-être suggéré
par les Nocturnes de John Field, un excentrique pianiste et compositeur
irlandais que Chopin rencontra et entendit jouer à Paris en 1834.
Mais il suffit de comparer deux nocturnes de ces deux compositeurs pour
constater la différence considérable entre le talent et
le génie. Le Nocturne n.13 en ut mineur op.48 n.1 est, selon la
définition de J. Huneker " le plus noble de tous " et
il est imprégné du même sentiment épique qu'une
ballade.
G. DONIZETTI
(1797-1848) : " Il dolce suono.... Ardon gl'incensi... " (Lucia
di Lammermoor)
"
Lucia di Lammermoor " c'est, avec l' "Elisir d'amor ",
l'uvre la plus populaire de Donizetti, et peut-être son chef-d'uvre.
L'action dramatique, fortement contrastée, permit à la musique
de donner une telle caractérisation psychologique des personnages
qu'elle s'imposa immédiatement au public : accents lyriques, presque
belliniens, auxquels succèdent des pages vigoureuses sur le plan
rythmique et mélodique qui anticipent les figurations dramatiques
du style verdien le plus pur.
Pendant la fête nuptiale, Lucia, folle de douleur, a tué
son époux Artur auquel elle a été marié de
force. En proie au délire, elle évoque dans cette célèbre
scène de folie (dans laquelle la virtuosité vocale atteint
son sommet) le souvenir d'Edgardo, l'homme qu'elle a aimé.
Gros plan sur
Isabelle
Sabrié, soprano
Isabelle Sabrié fait ses débuts en concert dans la musique
du Moyen Age et entame un original " parcours chronologique ",
allant vers la musique baroque, qu'elle chante avec les spécialistes
Patrick Bismuth, Graham O'Reilly à Dieppe, Rouen, au Festival de
la Chaise-Dieu. Elle entre ensuite au CNSM de Paris dans la classe de
Rachel Yakar en 1990, et obtient un Premier Prix Opéra en 1992.
Elle sera lauréate pour la France du Concours Mondial Placido Domingo
en 1994, du Concours International de Verviers (Belgique) en 1991, de
Marmande 1991.
En 1992, Isabelle Sabrié débute sa carrière d'opéra
en Belgique, Allemagne et Luxembourg dans les premiers rôles de
la production Baden Baden 1927 (Hindemith, Milhaud, Toch, Weill). Sa voix
lyrique et colorature l'amène à interpréter des rôles
comme Zerbinetta de R. Strauss, qu'elle chante avec Karen Huffstodt en
Ariadne, la Reine de la Nuit, Adèle (La Chauve Souris), Flaminia
(Haydn), mais aussi Sylvia, La Canterina ou Musetta pour les Opéras
de Lyon, Nice, Liège, à Montpellier, au Festival du Périgord
Noir, au Festival de Saint-Céré, en Slovénie. Elle
se consacre également à l'oratorio, et interprète
des uvres de Mozart, Bach, Mendelssohn, Haendel, Beethoven, Santana,
Massé
Récitaliste , elle est invitée à Los Angeles (USA),
Montréal, Singapour , en Ukraine, aux Festivals d'Auvers-sur-Oise,
Pointe-à-Pitre, Nanterre
En 2000 elle interprète des
airs d'opéra italiens et allemands, les Vier Letzte Lieder de Strauss,
sous la direction du chef d'Orchestre Suisse Urs Schneider. En 2001, elle
a tenu le rôle de Nerina dans le Don Chisciotte de G.B. Martini
(1746), opéra inédit recréé à Trujillo
(Espagne) au Festival des Deux Mondes organisé par le Conservatoire
Italien de Paris. Sa rencontre avec Emile Naoumoff et l'école de
Nadia Boulanger fait naître un premier disque : In memoriam Lili
Boulanger, avec Olivier Charlier au violon. Passionnée par la musique
de son temps, elle crée en 1999 les mélodies, puis la cantate
Evolution d'Antonio Santana, écrites pour sa voix, le Requiem du
canadien Michel Massé. Elle recrée aussi des mélodies
françaises d'Augusta Holmès (1847-1903), de Maurice Thiriet,
Paul Méfano, Suzanne Haïk - Ventura
Daniel
Propper, piano
Pianiste suédois né en 1969, il a reçu le diplôme
de soliste du Conservatoire royal de musique de Stockholm avant de poursuivre
ses études à la Juilliard School de New York. Il s'est ensuite
installé à Paris afin de suivre les deux ans du cycle de
perfectionnement du CNSM de Paris. Parmi ses professeurs, il a compté
Ingrid Gefors, Gunnar Hallhagen, Laszlo Simon, Liisa Pohjola, Martin Canin,
Bernard Ringeissen, Jacques Rouvier, Bruno Rigutto et Gérard Frémy.
Il a également travaillé avec Tatiana Nikolaïeva et
Charles Rosen. Il a obtenu un grand nombre de récompenses et de
prix dont, en 1990, la plus importante bourse jamais octroyée par
l'Académie royale de musique de Suède.
Daniel Propper a interprété de nombreux concertos avec,
entre autres, les orchestres symphoniques de Stockholm, de Malmö
et de Norrköping, et souvent effectué des enregistrements
pour la Radio suédoise. Hormis ses concerts et sa participation
à des festivals en Europe, aux Etats-Unis et au Japon, il se produit
régulièrement à Paris et ailleurs en France en tant
que soliste, ainsi que dans des récitals de chant et de musique
de chambre.
En 1997, il a consacré un disque à la musique russe (une
production du Conservatoire de Paris) ; puis un enregistrement dédié
à Chopin, Grieg, Rangström, Poulenc et Prokofiev est paru
en 2000.
En 2001, il a entre autre donné des concerts avec la violoncelliste
Emmanuelle Bertrand. Pendant l'été il a donné un
Master-class en Provence et joué à Aix en direct pour France
Musique. Il interprétera prochainement " Rhapsody in Blue
" de Gershwin avec l'Orchestre National d'Ile-de-France sous la direction
de Jacques Mercier. Son prochain disque rendra hommage au Norvégien
Grieg.
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