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La
naissance d'un mythe
Prenez
une ville bouillonnante - Naples - perdue avec délices dans sa ferveur
mystique, installez-y un jeune musicien au physique aussi maigre que
son talent est foudroyant, faites-le mourir jeune mais déjà célèbre,
désignez-le porte-drapeau d'un nouveau genre musical - l'opera buffa -
qui déferlera sur toute l'Europe, ajoutez quelques plumitifs qui
rapporteront partitions et anecdotes, suggérez à sa mort des secrets
mystérieux, parlez de poison ou de dague, d'un amour impossible... Le
tour est joué et un mythe est né… !
Six ans
seulement. De 1731 à 1736. C'est le temps qu'il aura fallu à Giovanni
Battista Pergolesi pour écrire l'ensemble de son œuvre, dont le
célèbrissime Stabat Mater. " Mais dès l'instant où sa mort fut connue,
toute l'Italie manifesta le vif désir d'entendre et de posséder ses
œuvres ", dit l'historien et voyageur anglais Charles Burney.
L'extraordinaire popularité dont Pergolesi jouit depuis deux siècles et
demi est peut-être due en partie à son destin tragique. Comme Mozart, à
qui on l'a souvent comparé, il disparut très jeune, âgé de 26 ans, et -
comme Mozart - sa gloire posthume fut immense, nourrie de légendes
encombrantes qui ont donné de lui une image erronée.
Né à
Jesi en 1710 dans une famille modeste originaire de Pergola, qui avait
changé son nom de " Draghi " en " Pergolesi ", le jeune Giovanni
Battista souffrit dès son enfance de problèmes de santé, à cause très
probablement d'une tuberculose. Cependant, il se révéla très vite
supérieurement doué en musique et, avec l'aide d' un aristocrate local,
il fut envoyé parfaire sa formation musicale à Naples, capitale
européenne de l'opéra.
Dans le conservatoire des Poveri di Gesù Cristo, l'une des institutions
les plus en vue de la ville, Pergolesi apprit aussi bien les tours de
main du métier de base de l'opéra napolitain - le plus glorieux et le
plus imité des produits d'exportation de la péninsule - que le style
rigoureux de la polyphonie religieuse. A 18 ans, il obtint un premier
poste officiel à Naples, comme maître de chapelle à la cour du Prince
de Stigliano, fonctionnaire du Vice-roi de Naples et, en quelques
années, malgré sa santé toujours fragile, il accumula les honneurs et
grimpa rapidement les échelons de la notoriété.
Au cours de l'année 1735, Pergolesi tomba amoureux, d'après la légende,
de Maria Spinelli, jeune femme d'origine princière, qui ne partageait
pas ses sentiments. Le musicien commença également à souffrir de maux
de plus en plus tenaces et dût partir se reposer au fond de la baie des
Pouzzoles, dans un couvent de franciscains. Puis il retourna à Naples,
où l'estime de la couronne régnante lui valut le poste d'organiste de
la Chapelle royale.
Ses ennuis de santé le contraignirent bientôt à retourner au monastère
des capucins, où, miné par la tuberculose, il mourut le 16 mars 1736,
avant même d'avoir commencé la fabuleuse carrière à laquelle ses dons
le prédisposaient. Il fut enterré le jour suivant - comme Mozart - dans
un cimetière public.
Rapidement, on évoqua un prétendu assassinat par empoisonnement,
perpétré par un confrère jaloux, ce qui s'accorde fort bien avec
l'imagerie du siècle, surtout en Italie. Ce roman, renforcé par les
succès posthumes de ses opéras, aida à répandre le nom de Pergolesi
dans le monde entier. La date de la mort de Pergolesi, disparu trop
jeune, marque donc le commencement de sa légende.
En
effet, en cette année 1736, la musique napolitaine est à la mode et le
Stabat Mater, génialement inspiré, devient l'œuvre la plus souvent
éditée du XVIIIème siècle. Il triomphe partout, comme à Paris, où le
Stabat devient la partition fétiche du " Concert spirituel ", avec une
centaine d'interprétations. En 1746, toujours dans la capitale
française, les représentations d'un court " intermezzo ", La Serva
padrona (La Servante maîtresse), par le succès considérable et imprévu
qu'elles remportent, vont déclencher la violente " querelle des
Bouffons ", qui oppose Français et Italiens - les amateurs de Rameau et
de l'opéra traditionnel français contre l'opera buffa italien. La
musique de Pergolesi bénéficie du scandale et devient une valeur
marchande que les éditeurs s'arrachent.
Or, au XVIIIème, qui dit " célébrité " dit plagiats. Les droits
d'auteurs n'existant guère, des éditeurs et des compositeurs peu
scrupuleux empruntent des partitions ici et là, en fabriquent d'autres
et les attribuent à quiconque est un peu en vogue. Il y a eu ainsi de
faux Vivaldi à Amsterdam ou de faux Haendel à Londres et en Allemagne.
Ces faux sont éventuellement interchangeables, en fonction des aléas et
des succès des saisons d'opéras ou de concerts. Il suffit de changer de
ville et d'éditeur pour pouvoir revendre à d'autres clients les mêmes
partitions remaquillées. C'est un commerce inépuisable pour qui le
pratique et Pergolesi n'a pas échappé à cette loi du succès.
On connaît nombre de partitions instrumentales publiées ou conservées
en copie sous son nom (les fausses partitions autographes valaient
aussi cher que les vraies) qui ne lui doivent pas la moindre note. On
va jusqu'à maquiller des partitions de Haydn pour les signer "
Pergolèse "… Stravinsky, en 1920, voulant rendre hommage au
compositeur, adaptera sans le savoir des faux pour son ballet
Pulcinella. Pourtant, il avait eu la prudence de travailler à partir de
copies faites par lui-même à la bibliothèque du conservatoire de Naples
ou au British Museum, mais en vain : les originaux étaient faux...
Le
" Stabat Mater "
" Finis. Deo gratias " : avec ces quelques mots tracés de sa propre
main en bas du manuscrit de la partition du Stabat Mater, Pergolesi
prend congé de sa dernière œuvre aussi bien que de sa brève vie
terrestre. Achevé quelques jours avant sa mort au monastère franciscain
de Pozzuoli, le Stabat Mater, comme le Requiem de Mozart, a toujours
fasciné, en tant qu'œuvre religieuse d'un jeune compositeur aux portes
de la mort, un chant du cygne dans lequel la souffrance de l'Homme,
isolé dans sa maladie, se confond avec celle de la Mère du Christ
(=Vierge). Dans les derniers jours de sa vie, en tête-à-tête avec le
sublime texte latin de Jacopone, le musicien adresse (=élève) - avec
des accents d'intense et bouleversante commotion - son ultime prière à
Dieu, pour qu'Il daigne lui accorder la gloire du Paradis.
Aucune
composition, pas même la Serva padrona, ne contribua plus à répandre la
renommée de Pergolesi que le Stabat Mater. Il s'agit là de l'un des
chefs-d'œuvre (=contrôler orthographe) de la production musicale du
XVIIIème siècle : un chant triste, très à fleur de peau, plein de
soupirs et de lamentations, confié aux seules voix de soprano et alto
qui - soutenues par des cordes vibrantes d'émotion - étalent les
diverses expressions de la douleur humaine, de la compassion et du
pardon.
Le
texte, d'après le poème attribué à Jacopone da Todi (1236-1306), évoque
la Passion du Christ de manière très expressive, du point de vue de la
Vierge Marie, au pied de la croix. C'est le chant de la douleur de la
mère de Jésus, qui appelle la com-passion - au sens étymologique - de
l'auditeur ( Fac ut portem Christi mortem, […] Juxta crucem tecum stare
[…]Fac me sentire vim doloris/ Crucifixi fige plagas cordi meo
valide…). Passant de la fugue au sujet homophone, jusqu'au bouleversant
duo final, Pergolesi exploite puissamment - en connaisseur profond de
l'opéra napolitain - toutes les ressources du " métier " au service du
pathos du texte.
Le
Stabat Mater avait toujours été très apprécié à Naples, en particulier
celui avec la musique de Alessandro Scarlatti, que l'on entendait
régulièrement - depuis plus de vingt ans - pendant le carême et dont le
style paraissait alors démodé. En 1735, la confrérie des " Chevaliers
de la Vierge des Sept-Douleurs " de Naples avait commandé pour sa
propre chapelle une nouvelle version du Stabat destinée à être chantée
chaque vendredi de mars. Le choix tomba sur Pergolesi qui, déjà très
malade, accepta de se consacrer à la composition de cette œuvre - bien
conscient qu'il s'agissait là de sa dernière - avec toute la force
émouvante de sa foi religieuse.
Longtemps
critiqué comme trop influencé par l'opéra, le Stabat de Pergolesi
propose une nouvelle conception de la musique " sacrée " : le
compositeur rejette dans l'ombre l' " ancien " style savant de la
musique d'église, la solennité de la grande tradition polyphonique
romaine, qui depuis Palestrina conférait ses lettres de noblesse à tout
compositeur, au profit du goût napolitain pour la mélodie de " soliste
".
Son
Stabat devient donc " l'archétype de la musique religieuse de style
galant ", une musique de chambre sacrée, à tel point que cette œuvre
profondément catholique sera adaptée jusque dans l'Europe du Nord
protestante. Le grand Bach lui-même fut parmi les compositeurs à en
faire une " parodie ", dans le Psaume 51 Tilge, Höchster, meine Sünden
: étonnant hommage de la part d'un grand polyphoniste, car cette œuvre
" galante " toute en finesse - caractérisée par des textures aérées et
une prédominance mélodique - introduit résolument dans ce XVIIIème
siècle une " modernité " susceptible d'en choquer plus d'un.
Si
Jean-Jacques Rousseau, le chevalier de Brosses, Grétry, Arteaga et bien
d'autres partagent un enthousiasme sans limites pour la fraîcheur et la
grâce de cette musique ou encore pour " la noblesse de style, la vérité
de sentiment, le naturel et la force de l'expression, la pureté et
l'unité de conception ", d'autres - comme par exemple le célèbre
théoricien et compositeur Padre Martini, pensaient que le Stabat
utilisait le même vocabulaire musical que La Serva padrona et ne
respectait donc pas la gravité du texte religieux en latin.
Toujours
est-il que l'opinion du Padre Martini rencontra peu d'échos et l'œuvre
de Pergolesi connut une large diffusion et sa popularité persista sans
fléchir jusqu'à ce jour.
(S.R.)
G.B.Pergolesi (1710-1736):
"Stabat Mater" pour Soprano, Alto, ensemble à cordes et basse
I "
Stabat Mater dolorosa " (duo)
II " Cujus animam gementem " (soprano)
III " O quam tristis et afflicta " (duo)
IV " Quae moerebat et dolebat " (alto)
V " Quis est homo " (duo)
VI " Vidit suum dulcem Natum " (soprano)
VII " Eja Mater, fons amoris " (alto)
VIII " Fac ut ardeat cor meum " (duo)
IX " Sancta Mater, istud agas " (duo)
X " Fac ut portem Christi mortem " (alto)
XI " Inflammatus et accensus " (duo)
XII " Quando corpus morietur "- Amen (duo)
Gros plan sur
Isabelle
Sabrié, soprano
Isabelle Sabrié fait ses débuts en concert dans la musique du Moyen Age
et entame un original " parcours chronologique ", allant vers la
musique baroque, qu'elle chante avec les spécialistes Patrick Bismuth,
Graham O'Reilly à Dieppe, Rouen, au Festival de la Chaise-Dieu. Elle
entre ensuite au CNSM de Paris dans la classe de Rachel Yakar en 1990,
et obtient un Premier Prix Opéra en 1992. Elle sera lauréate pour la
France du Concours Mondial Placido Domingo en 1994, du Concours
International de Verviers (Belgique) en 1991, de Marmande en 1991.
En 1992, Isabelle Sabrié débute sa carrière d'opéra en Belgique,
Allemagne et Luxembourg dans les premiers rôles de la production Baden
Baden 1927 (Hindemith, Milhaud, Toch, Weill). Sa voix lyrique et
colorature l'amène à interpréter des rôles comme Zerbinetta de R.
Strauss, qu'elle chante avec Karen Huffstodt en Ariadne, la Reine de la
Nuit, Adèle (La Chauve Souris), Flaminia (Haydn), mais aussi Sylvia, La
Canterina ou Musetta pour les Opéras de Lyon, Nice, Liège, à
Montpellier, au Festival du Périgord Noir, au Festival de Saint-Céré,
en Slovénie. Elle se consacre également à l'oratorio, et interprète des
œuvres de Mozart, Bach, Mendelssohn, Haendel, Beethoven, Santana, Massé…
Récitaliste , elle est invitée à Los Angeles (USA), Montréal, Singapour
, en Ukraine, aux Festivals d'Auvers-sur-Oise, Pointe-à-Pitre,
Nanterre… En 2000 elle interprète des airs d'opéra italiens et
allemands, les Vier Letzte Lieder de Strauss, sous la direction du chef
d'Orchestre Suisse Urs Schneider. En 2001, elle a tenu le rôle de
Nerina dans le Don Chisciotte de G.B. Martini (1746), opéra inédit
recréé à Trujillo (Espagne) au " Festival des Deux Mondes " organisé
par le Conservatoire Italien de Paris. Sa rencontre avec Emile Naoumoff
et l'école de Nadia Boulanger fait naître un premier disque : In
memoriam Lili Boulanger, avec Olivier Charlier au violon. Passionnée
par la musique de son temps, elle crée en 1999 les mélodies, puis la
cantate Evolution d'Antonio Santana, écrites pour sa voix, le Requiem
du canadien Michel Massé. Elle recrée aussi des mélodies françaises
d'Augusta Holmès (1847-1903), de Maurice Thiriet, Paul Méfano, Suzanne
Haïk - Ventura…
Cleopatra
Ciurca, mezzosoprano
Née en Roumanie, mais définitivement installée en France depuis 1982,
Cleopatra Ciurca a suivi ses études musicales au Conservatoire de
Bucarest. Participant à de nombreux concours de chant, elle remporte
d'importants concours internationaux (Moscou, Rio de Janeiro, Parme,
Busseto, Reggio Emilia) et c'est à l'Opéra de Bucarest qu'elle fait ses
débuts sur scène en 1981.
Prenant un élan international, sa carrière se développe ensuite en
Europe et aux Etats-Unis. Depuis ses débuts au Festival d'Orange en
1983 dans le rôle de Laura ( La Gioconda), il faut signaler sa présence
sur les plus grandes scènes françaises (Lyon, Avignon, Rouen, Toulon,
Nîmes, Montpellier, Paris, Toulouse, Monte-Carlo) et noter ses débuts
remarqués à L'Opéra de Paris en avril 1988 avec Marina (" Boris Godunov
").
En Italie, elle s'est produite dans les principaux théâtres nationaux,
à Reggio Emilia, Parme, Modène, ainsi qu'à la Scala de Milan où elle a
débuté dans le rôle de Amneris (" Aida ").
Pour sa première apparition aux Etats-Unis à Philadelphie dans le rôle
de Pauline (" La Dame de pique "), elle obtient un énorme succès qui
lui ouvrira les portes des plus grands théâtres américains, tels que le
Métropolitan Opéra où on a pu l'entendre dans Olga (" E. Oneguine "),
Marina (" Boris Godunov "), Maddalena (" Rigoletto "), l'Opéra de San
Francisco dans " Adriana Lecouvreur " et " La Gioconda ", l'Opéra de
Détroit ("Carmen "), mais aussi l'Opéra de Washington où elle a
remporté un exceptionnel succès dans " La Fiancée du Tsar " (Liubacha)
et dans " Yvan Le Terrible " (Prokofiev) sous la direction de M.
Rostropovitch.
Elle est également présente sur les scènes de nombreux pays comme
l'Allemagne, l'Espagne, la Grande Bretagne, l'Afrique du Sud, le
Venezuela.
L'artiste participe également à de nombreux concerts aussi bien aux
Etats-Unis (Carnegie Hall, New York) qu'en France (Salle Pleyel, Salle
Gaveau, Théâtre des Champs-Élysées, Radio France), Grande Bretagne
(Barbican Hall, Londres) et Hollande.
Salvo
Romeo, direction au clavecin
Né à Catane (Italie), très jeune, il commence de brillantes études
musicales et obtient son diplôme de piano avec les félicitations du
jury. Il se consacre entièrement ensuite à l'étude du clavecin et de la
musique ancienne sous la direction de Ferruccio Vignanelli, éminent
maestro, élève d'un disciple de Liszt, et professeur de clavecin depuis
1953 au Conservatoire S. Cecilia de Rome et fondateur de l'école
claveciniste italienne. Salvo Romeo fut son dernier élève. Ayant
brillamment obtenu son diplôme de clavecin, il démarre une rapide
carrière de soliste et vient à Paris en 1983 pour se perfectionner
auprès de la claveciniste Huguette Dreyfus. Après avoir été professeur
titulaire dans plusieurs conservatoires nationaux en Italie, il
s'installe définitivement à Paris et fonde en 1992, le Conservatoire
Italien de Paris. Il produit alors de petits opéras baroques, inédits
ou très rares : " L'Uccellatrice " de Niccolò Jommelli (créé en 1994 au
Musée Picasso), " Don Chisciotte " de Giovanni Battista Martini. Il
produit aussi des œuvres plus contemporaines telles que " El Retablo de
Maese Pedro " de Manuel de Falla, créé en 1995 au Musée Picasso et
repris en 1996 en clôture du Festival d'Ile-de-France. Depuis juillet
2000, il a créé le Festival de los Dos Mundos à Trujillo (Espagne),
manifestation qui propose chaque année une programmation de musique
baroque autour des racines communes Europe-Amérique Latine. Depuis
2002, il participe chaque année au Baroque Arts in Asia de Singapour,
avec l'ensemble baroque qu'il a créé, la Baracca Barocca.
Marcin
Broniewski, 1er violon
Né en 1975 à Poznan, il commence sa formation musicale à l'age de six
ans avec son père. Il poursuit ses études de violon dans la classe de
Jadwiga Kaliszewska, puis dans la classe de Michal Grabarczyk au
C.N.S.M. de Poznan. Actuellement il poursuit son cursus musical à
l'E.N.M. de Cachan dans la classe de Rémi Ballot. Il y a obtenu la
Médaille d'or de violon et de musique de chambre en 2002 et 2003. Il
est lauréat de plusieurs prix de concours nationaux de jeune talents en
Pologne.
Magdalena
Kmiecik, 2ème violon
Née en 1976 à Poznan, elle a commencé sa formation musicale à l'age de
sept ans. Elle a poursuivi ses études de violon dans la classe de
Marcin Baranovski (chef de l'orchestre de chambre de la radio Polonaise
Amadeus) au C.N.S.M.de Poznan, ou elle obtient en 2000 son diplôme de
Maître d'art avec mention très bien. En 1991 elle reçoit le Deuxième
prix au Concours d'interprétation de Mozart à Poznan et en 1993 le
deuxième prix au Concours National de Musique de Chambre à Wroclaw dans
la catégorie Quatuor à cordes. Elle a participé à plusieurs Master
classes avec M. Lawrynowicz, A. Cofalik, P. Urstein, M. Grabarczyk en
Pologne (à Lancut et Zagan) et avec E. Feltz, K. Haesler, M.
Trojanovski en Allemagne(à Tubingen,Kloster Frenswegen, Lehrte).En 2001
elle entre dans la classe de violon de Jean Lenert au C.N.R. de
Montpellier, ou elle obtient le diplôme de perfectionnement en 2003 et
en 2004 elle finit sa formation au CNR de Montpellier (Département de
formation à l'orchestre). Elle se produit régulièrement en soliste et
ensemble de chambre en France , en Allemagne et en Pologne. Depuis deux
ans elle forme avec Malgorzata Wolska-Basset un duo de musique de
chambre qui a déjà donné plusieurs concerts à Paris , notamment en
novembre 2003 à l'Institut Polonais et dans le cadre de la saison
Polonaise en France NOVA POLSKA au Château de la Petite-Malmaison en
mai 2004.
Pablo
Almazan Jaen, alto
Il fait ses études de violon au Conservatoire Royal supérieur de
Séville dans la classe de Dionisio Rodriguez et y obtient en 2001 son
prix avec les félicitations du jury. En 2002 il vient poursuivre ses
études en France au C.N.R. de Rueil-Malmaison dans la classe de
Francoise Gueri et y obtient sa Médaille d'or à l'unanimité ainsi que
le prix d'excellence. Il a joué avec de nombreux orchestres de jeunes
en Espagne et en France et sous la direction de chefs tels que Alberto
Zedda, Antoni Ros Marba , Patrick Davin, Luth Koller, Arturo Tamayo,
Josep Pons...Il a joué dans les plus grandes salles d'Europe, telles
que le Spielhaus de Berlin ou le Concertgebouw d'Amsterdam, et a
participé à de nombreux festivals tels que le festival de musique
ancienne de l'Abbaye aux Dames des Saintes et le festival de musique
contemporaine d'Alicante.
Dan
Weinstein, violoncelle
Né en 1978 à Tel Aviv, il commence ses études de violoncelle à l'age de
huit ans au conservatoire de musique de Givata'im dans la classe de
Ludmilla Stark. Il obtient en1996 le diplôme supérieur à l'unanimité
avec les félicitations du jury "cum laude". En 2002, il obtient le 1er
Prix au concours de musique de chambre de l'Universitéde Tel Aviv et un
an après il y reçoit le 1er prix de violoncelle .
Sur les conseils de Barbara Marcinkowska, il s'installe à Paris. Nominé
1er violoncelle solo de l'orchestre pour la Paix il participe à leur
tournée en France dans le cadre de l'année Européenne de la culture.
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