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Stabat Mater
Giovanni Battista Pergolesi

Concert du vendredi 25 mars 2005, 18h00
en l'Eglise Saint-Philippe du Roule,
154, rue du Fbg Saint-Honoré - 75008 Paris

Soprano: Isabelle Sabrié
Mezzosoprano: Cleopatra Ciurca
Direction au clavecin Salvo Romeo
Ensemble La Baracca Barocca:
Marcin Broniewski, 1er violon
Magdalena Kmiecik, 2ème violon
Pablo Almazan Jaen, alto
Dan Weinstein, violoncelle
 

La naissance d'un mythe

Prenez une ville bouillonnante - Naples - perdue avec délices dans sa ferveur mystique, installez-y un jeune musicien au physique aussi maigre que son talent est foudroyant, faites-le mourir jeune mais déjà célèbre, désignez-le porte-drapeau d'un nouveau genre musical - l'opera buffa - qui déferlera sur toute l'Europe, ajoutez quelques plumitifs qui rapporteront partitions et anecdotes, suggérez à sa mort des secrets mystérieux, parlez de poison ou de dague, d'un amour impossible... Le tour est joué et un mythe est né… !

Six ans seulement. De 1731 à 1736. C'est le temps qu'il aura fallu à Giovanni Battista Pergolesi pour écrire l'ensemble de son œuvre, dont le célèbrissime Stabat Mater. " Mais dès l'instant où sa mort fut connue, toute l'Italie manifesta le vif désir d'entendre et de posséder ses œuvres ", dit l'historien et voyageur anglais Charles Burney. L'extraordinaire popularité dont Pergolesi jouit depuis deux siècles et demi est peut-être due en partie à son destin tragique. Comme Mozart, à qui on l'a souvent comparé, il disparut très jeune, âgé de 26 ans, et - comme Mozart - sa gloire posthume fut immense, nourrie de légendes encombrantes qui ont donné de lui une image erronée.

Né à Jesi en 1710 dans une famille modeste originaire de Pergola, qui avait changé son nom de " Draghi " en " Pergolesi ", le jeune Giovanni Battista souffrit dès son enfance de problèmes de santé, à cause très probablement d'une tuberculose. Cependant, il se révéla très vite supérieurement doué en musique et, avec l'aide d' un aristocrate local, il fut envoyé parfaire sa formation musicale à Naples, capitale européenne de l'opéra.
Dans le conservatoire des Poveri di Gesù Cristo, l'une des institutions les plus en vue de la ville, Pergolesi apprit aussi bien les tours de main du métier de base de l'opéra napolitain - le plus glorieux et le plus imité des produits d'exportation de la péninsule - que le style rigoureux de la polyphonie religieuse. A 18 ans, il obtint un premier poste officiel à Naples, comme maître de chapelle à la cour du Prince de Stigliano, fonctionnaire du Vice-roi de Naples et, en quelques années, malgré sa santé toujours fragile, il accumula les honneurs et grimpa rapidement les échelons de la notoriété.
Au cours de l'année 1735, Pergolesi tomba amoureux, d'après la légende, de Maria Spinelli, jeune femme d'origine princière, qui ne partageait pas ses sentiments. Le musicien commença également à souffrir de maux de plus en plus tenaces et dût partir se reposer au fond de la baie des Pouzzoles, dans un couvent de franciscains. Puis il retourna à Naples, où l'estime de la couronne régnante lui valut le poste d'organiste de la Chapelle royale.
Ses ennuis de santé le contraignirent bientôt à retourner au monastère des capucins, où, miné par la tuberculose, il mourut le 16 mars 1736, avant même d'avoir commencé la fabuleuse carrière à laquelle ses dons le prédisposaient. Il fut enterré le jour suivant - comme Mozart - dans un cimetière public.
Rapidement, on évoqua un prétendu assassinat par empoisonnement, perpétré par un confrère jaloux, ce qui s'accorde fort bien avec l'imagerie du siècle, surtout en Italie. Ce roman, renforcé par les succès posthumes de ses opéras, aida à répandre le nom de Pergolesi dans le monde entier. La date de la mort de Pergolesi, disparu trop jeune, marque donc le commencement de sa légende.

En effet, en cette année 1736, la musique napolitaine est à la mode et le Stabat Mater, génialement inspiré, devient l'œuvre la plus souvent éditée du XVIIIème siècle. Il triomphe partout, comme à Paris, où le Stabat devient la partition fétiche du " Concert spirituel ", avec une centaine d'interprétations. En 1746, toujours dans la capitale française, les représentations d'un court " intermezzo ", La Serva padrona (La Servante maîtresse), par le succès considérable et imprévu qu'elles remportent, vont déclencher la violente " querelle des Bouffons ", qui oppose Français et Italiens - les amateurs de Rameau et de l'opéra traditionnel français contre l'opera buffa italien. La musique de Pergolesi bénéficie du scandale et devient une valeur marchande que les éditeurs s'arrachent.
Or, au XVIIIème, qui dit " célébrité " dit plagiats. Les droits d'auteurs n'existant guère, des éditeurs et des compositeurs peu scrupuleux empruntent des partitions ici et là, en fabriquent d'autres et les attribuent à quiconque est un peu en vogue. Il y a eu ainsi de faux Vivaldi à Amsterdam ou de faux Haendel à Londres et en Allemagne. Ces faux sont éventuellement interchangeables, en fonction des aléas et des succès des saisons d'opéras ou de concerts. Il suffit de changer de ville et d'éditeur pour pouvoir revendre à d'autres clients les mêmes partitions remaquillées. C'est un commerce inépuisable pour qui le pratique et Pergolesi n'a pas échappé à cette loi du succès.
On connaît nombre de partitions instrumentales publiées ou conservées en copie sous son nom (les fausses partitions autographes valaient aussi cher que les vraies) qui ne lui doivent pas la moindre note. On va jusqu'à maquiller des partitions de Haydn pour les signer " Pergolèse "… Stravinsky, en 1920, voulant rendre hommage au compositeur, adaptera sans le savoir des faux pour son ballet Pulcinella. Pourtant, il avait eu la prudence de travailler à partir de copies faites par lui-même à la bibliothèque du conservatoire de Naples ou au British Museum, mais en vain : les originaux étaient faux...

Le " Stabat Mater "
" Finis. Deo gratias " : avec ces quelques mots tracés de sa propre main en bas du manuscrit de la partition du Stabat Mater, Pergolesi prend congé de sa dernière œuvre aussi bien que de sa brève vie terrestre. Achevé quelques jours avant sa mort au monastère franciscain de Pozzuoli, le Stabat Mater, comme le Requiem de Mozart, a toujours fasciné, en tant qu'œuvre religieuse d'un jeune compositeur aux portes de la mort, un chant du cygne dans lequel la souffrance de l'Homme, isolé dans sa maladie, se confond avec celle de la Mère du Christ (=Vierge). Dans les derniers jours de sa vie, en tête-à-tête avec le sublime texte latin de Jacopone, le musicien adresse (=élève) - avec des accents d'intense et bouleversante commotion - son ultime prière à Dieu, pour qu'Il daigne lui accorder la gloire du Paradis.

Aucune composition, pas même la Serva padrona, ne contribua plus à répandre la renommée de Pergolesi que le Stabat Mater. Il s'agit là de l'un des chefs-d'œuvre (=contrôler orthographe) de la production musicale du XVIIIème siècle : un chant triste, très à fleur de peau, plein de soupirs et de lamentations, confié aux seules voix de soprano et alto qui - soutenues par des cordes vibrantes d'émotion - étalent les diverses expressions de la douleur humaine, de la compassion et du pardon.

Le texte, d'après le poème attribué à Jacopone da Todi (1236-1306), évoque la Passion du Christ de manière très expressive, du point de vue de la Vierge Marie, au pied de la croix. C'est le chant de la douleur de la mère de Jésus, qui appelle la com-passion - au sens étymologique - de l'auditeur ( Fac ut portem Christi mortem, […] Juxta crucem tecum stare […]Fac me sentire vim doloris/ Crucifixi fige plagas cordi meo valide…). Passant de la fugue au sujet homophone, jusqu'au bouleversant duo final, Pergolesi exploite puissamment - en connaisseur profond de l'opéra napolitain - toutes les ressources du " métier " au service du pathos du texte.

Le Stabat Mater avait toujours été très apprécié à Naples, en particulier celui avec la musique de Alessandro Scarlatti, que l'on entendait régulièrement - depuis plus de vingt ans - pendant le carême et dont le style paraissait alors démodé. En 1735, la confrérie des " Chevaliers de la Vierge des Sept-Douleurs " de Naples avait commandé pour sa propre chapelle une nouvelle version du Stabat destinée à être chantée chaque vendredi de mars. Le choix tomba sur Pergolesi qui, déjà très malade, accepta de se consacrer à la composition de cette œuvre - bien conscient qu'il s'agissait là de sa dernière - avec toute la force émouvante de sa foi religieuse.

Longtemps critiqué comme trop influencé par l'opéra, le Stabat de Pergolesi propose une nouvelle conception de la musique " sacrée " : le compositeur rejette dans l'ombre l' " ancien " style savant de la musique d'église, la solennité de la grande tradition polyphonique romaine, qui depuis Palestrina conférait ses lettres de noblesse à tout compositeur, au profit du goût napolitain pour la mélodie de " soliste ".

Son Stabat devient donc " l'archétype de la musique religieuse de style galant ", une musique de chambre sacrée, à tel point que cette œuvre profondément catholique sera adaptée jusque dans l'Europe du Nord protestante. Le grand Bach lui-même fut parmi les compositeurs à en faire une " parodie ", dans le Psaume 51 Tilge, Höchster, meine Sünden : étonnant hommage de la part d'un grand polyphoniste, car cette œuvre " galante " toute en finesse - caractérisée par des textures aérées et une prédominance mélodique - introduit résolument dans ce XVIIIème siècle une " modernité " susceptible d'en choquer plus d'un.

Si Jean-Jacques Rousseau, le chevalier de Brosses, Grétry, Arteaga et bien d'autres partagent un enthousiasme sans limites pour la fraîcheur et la grâce de cette musique ou encore pour " la noblesse de style, la vérité de sentiment, le naturel et la force de l'expression, la pureté et l'unité de conception ", d'autres - comme par exemple le célèbre théoricien et compositeur Padre Martini, pensaient que le Stabat utilisait le même vocabulaire musical que La Serva padrona et ne respectait donc pas la gravité du texte religieux en latin.

Toujours est-il que l'opinion du Padre Martini rencontra peu d'échos et l'œuvre de Pergolesi connut une large diffusion et sa popularité persista sans fléchir jusqu'à ce jour.
(S.R.)


G.B.Pergolesi (1710-1736):
"Stabat Mater" pour Soprano, Alto, ensemble à cordes et basse

          I " Stabat Mater dolorosa " (duo)
          II " Cujus animam gementem " (soprano)
          III " O quam tristis et afflicta " (duo)
          IV " Quae moerebat et dolebat " (alto)
          V " Quis est homo " (duo)
          VI " Vidit suum dulcem Natum " (soprano)
          VII " Eja Mater, fons amoris " (alto)
          VIII " Fac ut ardeat cor meum " (duo)
          IX " Sancta Mater, istud agas " (duo)
          X " Fac ut portem Christi mortem " (alto)
          XI " Inflammatus et accensus " (duo)
          XII " Quando corpus morietur "- Amen (duo)

Gros plan sur

Isabelle Sabrié, soprano
Isabelle Sabrié fait ses débuts en concert dans la musique du Moyen Age et entame un original " parcours chronologique ", allant vers la musique baroque, qu'elle chante avec les spécialistes Patrick Bismuth, Graham O'Reilly à Dieppe, Rouen, au Festival de la Chaise-Dieu. Elle entre ensuite au CNSM de Paris dans la classe de Rachel Yakar en 1990, et obtient un Premier Prix Opéra en 1992. Elle sera lauréate pour la France du Concours Mondial Placido Domingo en 1994, du Concours International de Verviers (Belgique) en 1991, de Marmande en 1991.
En 1992, Isabelle Sabrié débute sa carrière d'opéra en Belgique, Allemagne et Luxembourg dans les premiers rôles de la production Baden Baden 1927 (Hindemith, Milhaud, Toch, Weill). Sa voix lyrique et colorature l'amène à interpréter des rôles comme Zerbinetta de R. Strauss, qu'elle chante avec Karen Huffstodt en Ariadne, la Reine de la Nuit, Adèle (La Chauve Souris), Flaminia (Haydn), mais aussi Sylvia, La Canterina ou Musetta pour les Opéras de Lyon, Nice, Liège, à Montpellier, au Festival du Périgord Noir, au Festival de Saint-Céré, en Slovénie. Elle se consacre également à l'oratorio, et interprète des œuvres de Mozart, Bach, Mendelssohn, Haendel, Beethoven, Santana, Massé…
Récitaliste , elle est invitée à Los Angeles (USA), Montréal, Singapour , en Ukraine, aux Festivals d'Auvers-sur-Oise, Pointe-à-Pitre, Nanterre… En 2000 elle interprète des airs d'opéra italiens et allemands, les Vier Letzte Lieder de Strauss, sous la direction du chef d'Orchestre Suisse Urs Schneider. En 2001, elle a tenu le rôle de Nerina dans le Don Chisciotte de G.B. Martini (1746), opéra inédit recréé à Trujillo (Espagne) au " Festival des Deux Mondes " organisé par le Conservatoire Italien de Paris. Sa rencontre avec Emile Naoumoff et l'école de Nadia Boulanger fait naître un premier disque : In memoriam Lili Boulanger, avec Olivier Charlier au violon. Passionnée par la musique de son temps, elle crée en 1999 les mélodies, puis la cantate Evolution d'Antonio Santana, écrites pour sa voix, le Requiem du canadien Michel Massé. Elle recrée aussi des mélodies françaises d'Augusta Holmès (1847-1903), de Maurice Thiriet, Paul Méfano, Suzanne Haïk - Ventura…

Cleopatra Ciurca, mezzosoprano
Née en Roumanie, mais définitivement installée en France depuis 1982, Cleopatra Ciurca a suivi ses études musicales au Conservatoire de Bucarest. Participant à de nombreux concours de chant, elle remporte d'importants concours internationaux (Moscou, Rio de Janeiro, Parme, Busseto, Reggio Emilia) et c'est à l'Opéra de Bucarest qu'elle fait ses débuts sur scène en 1981.
Prenant un élan international, sa carrière se développe ensuite en Europe et aux Etats-Unis. Depuis ses débuts au Festival d'Orange en 1983 dans le rôle de Laura ( La Gioconda), il faut signaler sa présence sur les plus grandes scènes françaises (Lyon, Avignon, Rouen, Toulon, Nîmes, Montpellier, Paris, Toulouse, Monte-Carlo) et noter ses débuts remarqués à L'Opéra de Paris en avril 1988 avec Marina (" Boris Godunov ").
En Italie, elle s'est produite dans les principaux théâtres nationaux, à Reggio Emilia, Parme, Modène, ainsi qu'à la Scala de Milan où elle a débuté dans le rôle de Amneris (" Aida ").
Pour sa première apparition aux Etats-Unis à Philadelphie dans le rôle de Pauline (" La Dame de pique "), elle obtient un énorme succès qui lui ouvrira les portes des plus grands théâtres américains, tels que le Métropolitan Opéra où on a pu l'entendre dans Olga (" E. Oneguine "), Marina (" Boris Godunov "), Maddalena (" Rigoletto "), l'Opéra de San Francisco dans " Adriana Lecouvreur " et " La Gioconda ", l'Opéra de Détroit ("Carmen "), mais aussi l'Opéra de Washington où elle a remporté un exceptionnel succès dans " La Fiancée du Tsar " (Liubacha) et dans " Yvan Le Terrible " (Prokofiev) sous la direction de M. Rostropovitch.
Elle est également présente sur les scènes de nombreux pays comme l'Allemagne, l'Espagne, la Grande Bretagne, l'Afrique du Sud, le Venezuela.
L'artiste participe également à de nombreux concerts aussi bien aux Etats-Unis (Carnegie Hall, New York) qu'en France (Salle Pleyel, Salle Gaveau, Théâtre des Champs-Élysées, Radio France), Grande Bretagne (Barbican Hall, Londres) et Hollande.

Salvo Romeo, direction au clavecin
Né à Catane (Italie), très jeune, il commence de brillantes études musicales et obtient son diplôme de piano avec les félicitations du jury. Il se consacre entièrement ensuite à l'étude du clavecin et de la musique ancienne sous la direction de Ferruccio Vignanelli, éminent maestro, élève d'un disciple de Liszt, et professeur de clavecin depuis 1953 au Conservatoire S. Cecilia de Rome et fondateur de l'école claveciniste italienne. Salvo Romeo fut son dernier élève. Ayant brillamment obtenu son diplôme de clavecin, il démarre une rapide carrière de soliste et vient à Paris en 1983 pour se perfectionner auprès de la claveciniste Huguette Dreyfus. Après avoir été professeur titulaire dans plusieurs conservatoires nationaux en Italie, il s'installe définitivement à Paris et fonde en 1992, le Conservatoire Italien de Paris. Il produit alors de petits opéras baroques, inédits ou très rares : " L'Uccellatrice " de Niccolò Jommelli (créé en 1994 au Musée Picasso), " Don Chisciotte " de Giovanni Battista Martini. Il produit aussi des œuvres plus contemporaines telles que " El Retablo de Maese Pedro " de Manuel de Falla, créé en 1995 au Musée Picasso et repris en 1996 en clôture du Festival d'Ile-de-France. Depuis juillet 2000, il a créé le Festival de los Dos Mundos à Trujillo (Espagne), manifestation qui propose chaque année une programmation de musique baroque autour des racines communes Europe-Amérique Latine. Depuis 2002, il participe chaque année au Baroque Arts in Asia de Singapour, avec l'ensemble baroque qu'il a créé, la Baracca Barocca.

Marcin Broniewski, 1er violon
Né en 1975 à Poznan, il commence sa formation musicale à l'age de six ans avec son père. Il poursuit ses études de violon dans la classe de Jadwiga Kaliszewska, puis dans la classe de Michal Grabarczyk au C.N.S.M. de Poznan. Actuellement il poursuit son cursus musical à l'E.N.M. de Cachan dans la classe de Rémi Ballot. Il y a obtenu la Médaille d'or de violon et de musique de chambre en 2002 et 2003. Il est lauréat de plusieurs prix de concours nationaux de jeune talents en Pologne.

Magdalena Kmiecik, 2ème violon
Née en 1976 à Poznan, elle a commencé sa formation musicale à l'age de sept ans. Elle a poursuivi ses études de violon dans la classe de Marcin Baranovski (chef de l'orchestre de chambre de la radio Polonaise Amadeus) au C.N.S.M.de Poznan, ou elle obtient en 2000 son diplôme de Maître d'art avec mention très bien. En 1991 elle reçoit le Deuxième prix au Concours d'interprétation de Mozart à Poznan et en 1993 le deuxième prix au Concours National de Musique de Chambre à Wroclaw dans la catégorie Quatuor à cordes. Elle a participé à plusieurs Master classes avec M. Lawrynowicz, A. Cofalik, P. Urstein, M. Grabarczyk en Pologne (à Lancut et Zagan) et avec E. Feltz, K. Haesler, M. Trojanovski en Allemagne(à Tubingen,Kloster Frenswegen, Lehrte).En 2001 elle entre dans la classe de violon de Jean Lenert au C.N.R. de Montpellier, ou elle obtient le diplôme de perfectionnement en 2003 et en 2004 elle finit sa formation au CNR de Montpellier (Département de formation à l'orchestre). Elle se produit régulièrement en soliste et ensemble de chambre en France , en Allemagne et en Pologne. Depuis deux ans elle forme avec Malgorzata Wolska-Basset un duo de musique de chambre qui a déjà donné plusieurs concerts à Paris , notamment en novembre 2003 à l'Institut Polonais et dans le cadre de la saison Polonaise en France NOVA POLSKA au Château de la Petite-Malmaison en mai 2004.

Pablo Almazan Jaen, alto
Il fait ses études de violon au Conservatoire Royal supérieur de Séville dans la classe de Dionisio Rodriguez et y obtient en 2001 son prix avec les félicitations du jury. En 2002 il vient poursuivre ses études en France au C.N.R. de Rueil-Malmaison dans la classe de Francoise Gueri et y obtient sa Médaille d'or à l'unanimité ainsi que le prix d'excellence. Il a joué avec de nombreux orchestres de jeunes en Espagne et en France et sous la direction de chefs tels que Alberto Zedda, Antoni Ros Marba , Patrick Davin, Luth Koller, Arturo Tamayo, Josep Pons...Il a joué dans les plus grandes salles d'Europe, telles que le Spielhaus de Berlin ou le Concertgebouw d'Amsterdam, et a participé à de nombreux festivals tels que le festival de musique ancienne de l'Abbaye aux Dames des Saintes et le festival de musique contemporaine d'Alicante.

Dan Weinstein, violoncelle
Né en 1978 à Tel Aviv, il commence ses études de violoncelle à l'age de huit ans au conservatoire de musique de Givata'im dans la classe de Ludmilla Stark. Il obtient en1996 le diplôme supérieur à l'unanimité avec les félicitations du jury "cum laude". En 2002, il obtient le 1er Prix au concours de musique de chambre de l'Universitéde Tel Aviv et un an après il y reçoit le 1er prix de violoncelle .
Sur les conseils de Barbara Marcinkowska, il s'installe à Paris. Nominé 1er violoncelle solo de l'orchestre pour la Paix il participe à leur tournée en France dans le cadre de l'année Européenne de la culture.

 

 

 

 

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